jeudi 30 juin 2016

LE SOLEX ……….. C’ETAIT LA CLASSE !!



LE SOLEX ……….. C’ETAIT LA CLASSE !!



Mon Dieu …  le solex ! J’en avais un noir pour aller travailler dans les années 68/70. C’était dangereux avec le moteur situé sur la roue avant. Beaucoup disait que c’était … « casse gueule » ce qui était très vrai car une fois j’ai freiné brusquement et je suis passée par-dessus ! Avant moi, il était à un oncle. Relégué au fond d’un garage, je lui ai permis de reprendre du service … Dans les côtes, il fallait pédaler et dans les descentes, je mettais mes pieds sur une plaque genre repose-pieds et je ne vous dis pas comment ça « filochait » ! J’ai dit plus haut que c’était la classe mais beaucoup moins quand il tombait en panne. Il fallait prendre le guidon et marcher le tout alourdi par le moteur. Je versais de la Solexine (mélange d’essence et d’huile -6 %-) dans le réservoir chaque vendredi soir. Il y avait un pied repliable qui permettait de le laisser debout n’importe où. Il n’y avait ni permis ni port de casque. J’adorais ce moyen de locomotion très économique et j’actionnais un peu trop facilement la sonnette … j’avais 18 ans !!



C’est l’un des symboles les plus marquants des années 1950 à 1970. C’était ni plus ni moins qu’une bicyclette qui roulait toute seule. Il a été conçu par Marcel Mennesson (porte paire de lunettes) et Maurice Goudard et commercialisé en 1946.




Il est vite adopté par les jeunes et les ouvriers aussi bien à la ville qu’à la campagne. C’est en quelque sorte la … Deudeuche (2 CV du cyclomoteur) Plusieurs millions d’exemplaires ont été commercialisés en 40 ans. Pas de clé de contact ; pour démarrer il fallait pédaler jusqu’à l’emballement du moteur qui était décroché … peut, peut, peut … et c’était parti !!! Sa vitesse pouvait monter jusqu’à 30/35 km/h. Il était appelé le « Prince noir du bitume » La solexine était en bidons vert ou jaune. J’en avais un par précaution. En ville, il suffisait de compter pour savoir combien on brûlait. Soit on allait à la pompe régulièrement soit on voyageait avec un bidon accroché à l’avant et sur le côté ... plus prudent bien sûr ! Et puis le Solex ringard a été remplacé par le scooter Vespa que j’aurais adoré posséder mais mes parents n’étaient pas d’accord DU-TOUT !! La production du VéloSolex s’arrête en France en 1988. Mais tel un Phoenix renaissant de ses cendres, ce mythique deux-roues est revenu sur le devant de la scène dans les années 2000 dans une version électrique. Le casque est obligatoire, l’immatriculation vous suit et vous aimerez le design de ce nouveau Solex … 

Mes parents, une année (bien avant 2000) sont partis de la Région Parisienne et ont parcouru 250 km pour quelques vacances estivales. Un compteur était installé sur le guidon. Partis très tôt, ils ont mis 2 jours pour arriver à destination. Maman était gelée n’étant pas assez habillée … et moi petite, je les ai rejoints, le 2ème jour … mais en voiture.
Quelques années plus tard, c’est moi qui ai repris le flambeau avec une paire de sacoches à sangles … la joie au cœur et une boîte à outils neuve … avec la hantise d’une panne ou d’une crevaison !!

    


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QU’EST-CE QU’UN ……………… PISSADOUPHILE ??



QU’EST-CE QU’UN ……………… PISSADOUPHILE ??

En cherchant un peu, je pense que vous devriez trouver ! C’est un collectionneur de … pots de chambre, appelés « vases de nécessité » puis « vases de nuit ». Aujourd’hui, pratiquement inutile, le pot de chambre dans le temps était charitable surtout quand on en avait besoin !!!  Déjà utilisé sous la Grèce Antique, depuis le VIème siècle avant J.C. pour enfants, extraordinaires en terre, au Japon époque d’Edo (bois) Corée enfin un peu partout pour qui voulait se soulager !



Il paraîtrait que le roi Louis XIV en possédait en argent aux armes de France. Les plus humbles, la poterie vernissée ou l’étain suffisait.
Le vase de nuit de l’empereur Napoléon était en Sèvres au chiffre de Napoléon 1er.



Le Bourdaloue était réservé exclusivement aux femmes. Sa forme ressemble à une saucière mais attention son usage n’est pas le même !! Adapté à la morphologie féminine les dames prévoyantes pouvaient le mettre sous leur longue et large robe pour se soulager sans quitter leur place ...   lors de sermons ou réunions.   



Dans les années 50/60 dans les logements tout le monde n’avait pas l’avantage d’avoir des toilettes ce qui était un grand luxe. Donc pour apaiser l’envie, il fallait aller sur le palier dans des cabinets  souvent malpropres ou dehors au fond d’une cour, endroit tout aussi dégoûtant, un coin retiré du jardin ou une cabane à la campagne … dans la journée MAIS plus difficile la nuit, l’hiver lorsque la vessie se rappelait à notre bon souvenir !! D’ailleurs en chemise de nuit dans le froid et le noir, je pense que quelques-uns ont essayé de calmer leur désir pressant … en se procurant un pot de chambre glissé sous le lit ou dans un chevet avec un tiroir et une porte pour le cacher !   
Bien sûr, tous les matins il fallait le vider en prenant garde de ne pas le renverser. J’ai connu ce moyen chez mes grands-parents. Ca facilitait grandement la vie !!! J’ai eu mieux … le seau hygiénique avec couvercle et anse, installé dans un coin discret. L’assise était plus commode car plus haute et le couvercle se refermait sur les odeurs … Idéal en appartement !!



Il a fallu en passer par ce bon  vieux pot et son ami … le seau pour apprécier de nos jours des WC confortables voire la classe où certains se replient et se bouclent  … avec de la lecture !! Je pense que quelques « récidivistes » se reconnaîtront !!
Je me souviens aussi que celui-ci était utilisé lors de mariages. Les invités concoctaient un infâme mélange offert aux mariés à peine réveillés qui devaient boire et manger au petit matin, dans ce pot, cette mixture PEU ragoûtante !! Je pense cette pratique révolue.

A présent, tous ces pots de chambre anciens en faïence,  porcelaine, terre, fer, émail, étain de nos grands-parents sont détournés de leur fonction première pour devenir des pots de fleurs, cache pots, objets de décoration et d’art ; certains étant vraiment fort beaux et de grande valeur.

N’oublions pas les actuels … les pots de nos tous petits pour apprendre à ceux-ci les bonnes manières ... dossier, accoudoirs etc … la société charme, développe et encourage au « trop » grand bien-être de nos bébés … un pot c’est un pot, ils ne passeront pas leur vie dessus !!! 




Voici quelques pots :

 




    
        


LE BERLINGOT DE CARPENTRAS …….. UN GOUT D’ENFANCE



LE BERLINGOT DE CARPENTRAS …….. UN GOUT D’ENFANCE





Le berlingot de Carpentras dans le Vaucluse inimitable depuis 1844, continue de plaire pour ses couleurs acidulées. Il appartient à la famille des sucres cuits comme les caramels. Chaque couleur correspond à un parfum différent … du café à la fraise, en passant par le melon, le chocolat ou la lavande etc … enfin du plus classique au plus insolite. Vous trouverez dans cette liste sans fin forcément le parfum qui vous convient.
Cinq étapes sont nécessaires à la fabrication des berlingots de Carpentras : la cuisson du sucre, son étirage et son malaxage puis le découpage et pour finir le refroidissement et l’emballage. J’ai l’impression de me retrouver dans une fête où je regardais avec envie toutes les sucreries étirées avec force par celui qui tenait le stand. Bien sûr ce n’était pas des berlingots mais les couleurs vives me font encore saliver !!!
La légende voudrait que ce soit sous le pontificat de Clément V, 1er pape d’Avignon au XIVème siècle qu’un de ses cuisiniers du nom de Sylvestre ait crée « une issue de table » c’est-à-dire l’équivalent de nos desserts actuels avec des restants de caramel recuits et parfumés à la menthe et au citron et présentés sous forme de bâtonnets.
Si l’origine du mot « berlingot » semble bien remonter au XIV, sa paternité pourrait davantage revenir au pâtissier-confiseur de Carpentras du nom de François-Pascal Long.  En 1844, ce pâtissier eut l’idée géniale de créer une friandise en utilisant le reste de sirop qui lui servait à confire ses fruits. Ce sirop coloré et déjà parfumé par les arômes naturels des fruits confits apportait une puissance toute particulière aux bonbons qui deviennent très vite les …  fameux berlingots de Carpentras. 
Pour la fabrication de cette friandise, il recuit une seconde fois le sirop de sucre récupéré après confisage des fruits et y ajoute de la menthe. Il obtient ainsi une pâte de fruit qu’il étire en ruban. Puis il ajoute un second ruban, constitué d’une pâte blanche de sucre longuement battu, qui lui donne ses fameuses nervures blanches signe distinctif des berlingots de Carpentras. Il assure ainsi une partie de son succès. L’idée reprise par d’autres confiseurs de la ville et  rapidement le berlingot devient la spécialité de Carpentras. A l’origine, la consommation de ce bonbon était locale ; de plus, il supportait mal l’humidité et devenait vite poisseux. Cela était une entrave à sa distribution en dehors de la région.



En 1851, un confiseur Gustave Eysséric parvint à industrialiser sa fabrication en utilisant une … berlingotière Letang pour découper le ruban de sucre et il résolut aussi le problème de sa conservation en utilisant … une boîte métallique pourvue d’un déshumidificateur. Cela permis de commercialiser ses berlingots à la menthe poivrée dans le monde entier. Le renom et le développement des berlingots se poursuivront jusqu’en 1939. La Seconde Guerre Mondiale et le rationnement amènent les confiseurs à réduire drastiquement leur consommation de sucre et la plupart de leurs commerces disparaissent d’ailleurs pendant le conflit.

Pourtant deux confiseurs les fabriquent encore à l’ancienne à Carpentras aujourd’hui. La fabrication du berlingot redémarre à la fin des hostilités sous un mode plus mécanisé. Subsistent deux artisans confiseurs qui perpétuent amoureusement la fabrication de ce bonbon traditionnel. En signant une charte des villes sucrées, Carpentras s’est engagée, aux côtés d’une vingtaine d’autres communes, à promouvoir les plus célèbres douceurs de … France.

   - La confiserie du Mont Ventoux et la confiserie Clavel (que vous pouvez visiter sur rendez-vous) où de délicieux berlingots sont disponibles …