samedi 19 décembre 2015

LE BANIAN …….



LE BANIAN …….



Cet arbre est peu présent donc peu connu chez nous car notre climat ne lui convient pas ; il lui faut un climat tropical. Il fait l’objet d’un culte en Inde. Il est remarquable par ses dimensions et sa longévité. Cet arbre vénérable s’apparente à notre … ficus de salon plus exactement les figuiers. Il a été baptisé Ficus benghalensis – figuier du Bengale- par les botanistes. Cette espèce pousse dans le sud de l’Asie.
Le nom de banian vient d’un mot indien qui désigne la caste des marchands. Selon la tradition, ceux-ci s’asseyaient souvent à l’ombre de cet arbre pour négocier. En effet, le feuillage est fourni avec de grandes feuilles ovales (20 à 25 cm de longueur) vert foncé, coriaces et persistantes qui procurent un ombrage de qualité toute l’année.
Les banians attiraient et attirent toujours une plus large population car ces arbres sont considérés comme sacrés par les hindouistes et les bouddhistes. Lors des cérémonies religieuses, de nombreuses offrandes sont déposées au pied de certains et des rituels sont célébrés par les fidèles. Parfois, des morceaux de tissus colorés ou de petits sachets contenant des prières sont accrochés aux branches.




Dans leur milieu naturel, ils peuvent atteindre 30 m de hauteur et bien plus en … largeur !
Il a la particularité de pousser sur un … autre arbre qu’il étouffe tant ses branches enveloppent celui-ci d’où son surnom de « figuier étrangleur ». Il peut produire des racines à partir de ses branches qui descendent sur le sol, se rigidifient et s’enracinent. L’arbre peut ainsi s’étendre à l’infini même recouvrir des maisons.
 


De nombreux banians indiens sont célèbres. L’un d’entre eux est même inscrit depuis 2005 dans le « Livre Guinness des Records » comme étant l’arbre ayant la ramure la plus étendue du monde. Surnommé Grand Banian, il pousse dans le jardin botanique de Howrah près de Calcutta, dans le nord-est de l’Inde. Sa présence est attestée avant même la construction du jardin en 1787. Ce vénérable arbre s’étend sur une surface de … 1,6 hectares … mais ne s’élève pas plus haut que 25 m mais possédant plus de 3 500 branches qui se sont enracinées dans le sol. Une véritable forêt !! Il a survécu à 2 cyclones, une maladie et la foudre qui a détruit son tronc principal.



Un autre est remarquable notamment dans le sud nommé « Thimmamma Marimanu (littéralement arbre banian dans le dialecte local) est situé dans l’Etat d’Andhra Pradesh sur la côte est du pays. Il détenait l’ancien record en 1979 du banian le plus large du monde. Un peu plus loin près de Madras, un géant serait âgé de … 450 ans. A Bangalore, un banian aussi vénérable aurait 400 ans. La longévité peut aller jusqu’à … 1500 ans !!



Les feuilles sont simples et alternes. Elles sont portées par des pétioles assez courts traversant la feuille de part et d’autre dans sa partie médiane. Vert foncé dessus, pâles en dessous, avec des nervures obliques qui aboutissent toutes au pétiole saillant sur la face interne cotonneuse. Cet arbre fleurit toute l’année, à l’aisselle des feuilles, de minuscules fleurs à l’intérieur des fruits, des figues arrondis rouges, figues de banian.



Le ficus Benghalensis du Bengale cité tout au début a des feuilles toxiques par ingestion et sa sève est irritante. Donc pas comestibles pour l’homme, seuls quelques oiseaux les apprécient et en dispersent les graines.
Par contre, le ficus Indica, figuier des Indes donnent des fruits exquis. Consommés raisonnablement, ils régularisent le transit intestinal.
Le banian n’est pas le seul de sa famille à s’étendre de façon étonnante. Le genre Ficus regroupe environ 800 espèces. Vous connaissez le Ficus Benjamina ou figuier pleureur cultivé en pot sous forme réduite comme plante d’intérieur qui est en réalité aussi un figuier étrangleur. Il peut culminer jusqu’à 40 m … Mais bon restons raisonnable, un banian-bonsaï facile et vigoureux nous suffira pour apporter une touche verte décorative et un peu d’exotisme dans notre maison … !  



 
      

samedi 28 novembre 2015

LES CONTREPETERIES ………



LES CONTREPETERIES ………

Ou le contrepet est un jeu de mots consistant à permuter certains phonèmes (plus petite unité discrète ou distinctive permettant de distinguer des mots les uns des autres) lettres ou syllabes d’une phrase afin d’en obtenir une nouvelle … présentant souvent un sens INDECENT masqué par l’apparence innovante de la phrase initiale.
L’usage veut que l’on ne donne jamais la solution d’une contrepèterie, chacun devant la trouver lui-même. On dit qu’il faut être trois … pour apprécier une contrepèterie : celui qui l’énonce, celui qui la comprend et celui qui ne la comprend pas …. Je dirais que je suis de la 3ème catégorie !!!
Je n’aime pas non plus beaucoup ce jeu qui pourtant amuse aux larmes certaines personnes lors d’une réunion, d’une sortie etc  ... Je ne saisis pas du tout comment il faut procéder d’ une part et de l’autre le résultat souvent  déplacé, malséant me dérange voire franchement me gêne. Mais il en faut pour tout le monde  …
J’ai donc choisi pour vous … des phrases correctes, sélectionnées avec bien entendu … la solution à la fin du blog. Surtout si comme moi, vous manquez d’imagination et « pigez » trois jours après et un grand nombre d’explications !! Si vous avez un esprit  bienséance, sage, réservé … je vous demande toutefois de ne pas tomber dans la « pudibonderie » … le « puritanisme » …. !!
Ce jeu remonterait au XVI ième siècle, du verbe « contre-petter » « contre faire » François Rabelais (1494/1553) passe pour avoir été l’inventeur de ce procédé qu’il nomme Antistrophe aussi Equivoque.  Très jeune, je n’étais pas non plus très … Rabelais !!!

1 – Identifier les contrepèteries suivantes :
    a - Vous avez vendu votre terre pour avoir trop  ……. ……  ……  
    b - Dites les transes de la confusion et non les ………. … …  …… 
    c - Quel champ de coton mais quel  …… …  …….  
    d - Bête du fruit -  ….. …  …..
    e - Saint Nectaire  - ….. …..
    f - Pascal Obispo - ……… ….… 

Si-vous-désirez-en-lire-davantage  … internet regorge de pages provocantes voire …. salaces !!
Aujourd’hui, restons -si vous le voulez bien-  dans un jeu … décent où les lignes trouvées et triées m’ont demandé beaucoup de temps !!!
Je pense qu’il vous sera aisé de trouver les réponses car réellement ce n’est pas difficile.
Maintenant si certains en connaissent des complexes, subtiles mais mesurées, je me ferai un plaisir de les lire et jouer avec vous à condition … que la réponse soit donnée … merci !!              
   
                               





JEU ….


Crystal Golf Solitaire 
http://www.crystalsquid.com/play/Crystal_Golf_Solitaire 

MADELEINE BRES …. PREMIERE FEMME MEDECIN –



MADELEINE BRES …. PREMIERE FEMME MEDECIN –



Elle a consacré sa vie à la petite enfance. Elle a posé les bases de la pédiatrie avant de tomber … dans l’oubli !

Fille de charron, née Gébelin le 26 novembre 1842 dans le Gard elle décède le 30 novembre 1921 à Montrouge.  Sa vocation lui vient très tôt grâce à l’attention que les sœurs lui manifestaient. Elle faisait preuve de curiosité naturelle et d’un grand esprit d’observation en les regardant confectionner tisanes et préparations de potions. Alors lui vint l’idée de les imiter en installant des chaises pour figurer les malades dont elle a la charge imaginaire ... Elle prépare décoctions et onguents et prodigue ses conseils !! Le médecin de famille, ami de la famille la voyant ainsi lui dit « Quelle infirmière tu ferais, mon enfant » et il ajoutait «Quelle dommage que tu ne puisses pas te faire médecin » !! car dans les années 1850, la femme est sous l’autorité de son mari et l’on considère que de nombreuses professions lui sont impropres. Certains médecins de cette époque tiennent des discours violents à l’égard des femmes. Cela n’arrêtera pas la petite fille qui caresse son rêve …

La famille s’installe à Paris et Madeleine se marie à … 15 ans avec Adrien-Stéphane Brès, conducteur d’omnibus. Mère de 3 enfants, son idée ne la quitte pas. C’est à 21 ans que pour la 1ère fois elle sollicite une audience du professeur Würtz (à cette époque doyen de la Faculté de médecine) qui lui indique qu’il lui faut d’abord obtenir ses « baccalauréats » et des « grades universitaires » … « Qu’à cela ne tienne … je les aurai » répondit-elle !



2 ans plus tôt, Julie-Victoire Daubié avait ouvert la voie du baccalauréat en 1861. Elle adresse tout de même une requête au ministre de l’éducation, Victor Duray que celui-ci fait suivre en conseil des ministres. Heureux hasard, ce jour-là, l’Impératrice Eugénie est présente. Elle défend la cause des femmes et est favorable au projet de Madeleine. Déterminée, elle obtient ses diplômes Lettres et Sciences et revient voir le professeur Würtz munie de son … sésame !

En 1870, la guerre éclate contre la Prusse puis la Commune ce qui interrompt ses études. Un poste d’interne provisoire à la Pitié-Salpêtrière lui est proposé.



Elle se dévoue ce qui lui vaut des remarques de zèle et dévouement …. Néanmoins, l’accès aux diplômes d’externat puis d’internat lui est refusé par le directeur de l’administration de l’Assistance Publique. Elle soutient donc sa thèse pour s’installer en ville. 

 

Le 3 juin 1875, elle présente « De la mamelle et allaitement » une étude scientifique sur la nutrition des bébés et est reçue avec la mention … extrêmement bien !!! Elle a 33 ans et décide de se spécialiser dans la relation entre la mère et son enfant ainsi que l’hygiène chez les tout-petits.

Avant elle, l’Anglaise Elisabeth Garrett Anderson puis l’Américaine Mary Putnam  sont devenues les 1ères femmes médecin en France grâce au soutien du doyen Würtz mais elles sont reparties dans leur pays. La voici donc la première docteur française et révolutionne l’idée de la petite enfance. Elle est la 1ère pédiatre.  

Le 30 mai 1877, elle dépose un brevet pour un nouveau biberon dit « régulateur ».  

Elle établit des règles d’hygiène et de nutrition chez le nourrisson contribuant à la baisse de la mortalité infantile. Professeur d’hygiène, elle a enseigné auprès des directrices des écoles maternelles de la ville de Paris. Elle a dirigé le journal « Hygiène de la femme et de l’enfant » et écrit de nombreux ouvrages de puériculture. En 1893, après un voyage d’étude en Suisse, elle fonde une crèche modèle rue Nollet aux Batignolles.



Elle explique dans la « Chronique Médicale » en 1895 « la première, j’ai établi les variations de la composition du lait et le problème de l’alimentation des enfants est une de mes préoccupations.  Si je mets du cœur à ma besogne cela tient, croyez-le bien, à ce que, tout en devenant médecin, je suis restée femme ou plutôt mère de famille »

Après cinquante ans de sa vie dévoués à la médecine, Madeleine Brès s’est éteinte près de Paris … dans le dénuement.